Tract Altern

C’EST NOTRE LIBERTÉ QU’ON ASSASSINE !!!

La censure par le fric commence à apparaître sur le Web. La condamnation d’Altern à 405.000 frs en faveur d’Estelle Halliday prive plus de 30.000 associations et individus de leurs
moyens d’expression sur Internet.

Altern est un prestataire de services internet gratuits. Les services (ouverture et gestion de pages Web, forums, listes de diffusions) sont entièrement automatisés, ce qui permet à Valentin Lacambre de gérer seul les serveurs qui hébergent plus de 30.000 sites (dont celui de la CNT). La justice et Mme Halliday reprochent à Valentin d’être responsable de la diffusion de photos montrant Mme Halliday dans son intimité via les pages Web d’un individu “anonyme” hébergées par Altern. Valentin ne peut matériellement pas vérifier le contenu de toutes les pages Web qu’il héberge. Ce que requiert donc la justice, c’est bel et bien la disparition d’Altern en tant que fournisseur d’hébergement libre et gratuit de pages Web. Comme pretexte, on reproche à Altern l’anonymat et la liberté qu’il offre, qui techniquement n’existe pas…

Depuis, Altern a fermé. En effet, le résultat de ce procès laisse augurer un sombre avenir pour ce qui est des autres plaintes dont il est l’objet. L’une d’entre elles attaque aussi la CNT (au même tarif de 400.000 frs), pour des propos diffamatoires exprimés sur notre forum non contrôlé (l’auteur est inconnu et la page incriminée avait été supprimée).

Le résultat du procès de Valentin, c’est la disparition de la liberté d’expression sur le Web. À l’heure où les requins de tous bords essaient, à grands coups de publicité sur « l’esprit libertaire » d’Internet, de convaincre le pékin moyen de « se connecter », il semble paradoxal que ce soit justement ceux, comme Valentin, qui ont insufflé cet esprit libertaire à Internet, que l’on essaie de faire disparaître. « Wanadoo » (France Telecom) aurait-il été inquiété par Estelle Halliday, si l’un de ses clients avait posté les mêmes pages ? On peut d’ailleurs se demander pourquoi sur les centaines de sites qui montrent la nudité de Mme Halliday (payants), seul celui-ci semble avoir été poursuivi…

Le système cherche à contrôler internet. Les marchands veulent s’en emparer pour faire du “business”. Les avocats cherchent à établir une jurisprudence qui leur permettra de s’engraisser grâce aux violations des limites de la liberté d’expression. Et l’Etat, par l’intermédiaire de son « droit » et de sa « justice », cherche à éliminer ce qui pourrait porter atteinte à sa « sécurité » : la communication libre et directe, sans intermédiaire, entre individus.

L’enjeu est bel et bien de transformer le Web en un média comme un autre, contrôlé par l’argent, le politiquement correct et l’Etat, dans lequel l’individu n’a que le droit à la consommation, pas celui à l’expression.

Pour un Internet libre et non marchand,
avec et sans claviers, réagissons !

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