La Bérézina en Cyberie

Contacté-e-s par des salarié-e-s du Groupe Alten, nous avons distribué ce tract à l’occasion de leur soirée annuelle. Il a été bien reçu, hormis par la direction qui a essayé de nous empecher de le diffuser. Si vous avez des témoignages sur les pratiques du Groupe Alten, n’hésitez-pas à nous les envoyer.

La Bérézina en Cyberie

Alten mettait jusqu’à il y a peu en pratique un management « à l’américaine » : tutoiement de rigueur, hiérarchie molle, discours sur l’implication de tous et toutes pour la réussite de l’entreprise, repas et soirées réguliers, bref, essayait avec un certain succès de se débarrasser de l’image de marchand de viande qui colle à bon nombre de SSII.

Mais le ralentissement actuel de l’activité a sonné le glas des beaux discours, et la dure réalité réapparaît. Nous pensions que nos intérêts étaient les mêmes que ceux d’Alten, de ses dirigeants et de ses actionnaires. Il n’en est rien. Nous réalisons aujourd’hui que leur bonne santé passe par nos sacrifices. Financiers d’abord, avec le gel des salaires, humains ensuite : ainsi par exemple la direction n’hésite pas à interrompre les périodes d’essai des nouveaux et nouvelles embauché-e-s, après l’avoir systématiquement renouvelée. De même, gare à celles ou ceux qui se retrouveraient en inter contrat : si les commerciaux ne leur trouvent pas rapidement de nouvelle mission – qu’ils et elles auront le bon goût de ne pas refuser, même si elle ne correspond pas à leur profil et est à des heures de transport de leur domicile – on leur expliquera où se trouve la porte. Un vent froid souffle sur les Ressources Humaines. Les procédures prud’homales contre Alten se multiplient, tandis que sur Internet fleurissent les témoignages amers d’anciens et anciennes salarié-e-s.

Devons-nous payer les erreurs stratégiques de nos dirigeants ?
Que faire ? Bien sûr malgré la crise, le marché de l’emploi est encore porteur, et il est simple d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Mais les nouvelles en provenance des Etats-unis où l’informatique est l’un des secteurs les plus touchés par les licenciements massifs laissent augurer de lendemains qui déchantent. Et surtout, le mépris dont nous faisons l’objet appelle d’autres réponses. DisperséE-e-s sur les contrats, il nous est difficile de communiquer entre nous, de savoir ce qui se trame. La direction utilise cette situation pour faire ses mauvais coups sans provoquer de remous.

Pour ne plus être de la viande achetée, exploitée,
jetée selon les caprices du marché,
pour défendre nos droits,
organisons-nous !

Des salarié-e-s d’Alten,
soutenu-e-s par le Syndicat de l’Industrie Informatique CNT

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