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	<title>Syndicat de l&#039;industrie informatique CNT - Solidarité OuvrièreGlobal Voices &#8211; Syndicat de l&#039;industrie informatique CNT &#8211; Solidarité Ouvrière</title>
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		<title>[Golbal Voices] Émeutes en Tunisie : pouvoir et activistes en pleine cyberguerre</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jan 2011 10:12:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[Les censeurs du ministère de l&#8217;intérieur, surnommés « Ammar » par les internautes, s&#8217;attaquent aux comptes Internet de militants tunisiens dans le contexte des troubles sociaux que connait le pays. Lundi, des cyber-activistes tunisiens ont annoncé que le gouvernement avait piraté leurs comptes e-mails, leurs blogs et leurs profils sur les réseaux sociaux afin de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" class="alignleft" src="/wp-content/uploads/2011/01/tunisie.jpg" alt="Cyberpirates en Tunisie" width="211" height="300" border="0" />Les censeurs du ministère de l&rsquo;intérieur, surnommés « Ammar » par les internautes, s&rsquo;attaquent aux comptes Internet de militants tunisiens dans le contexte des troubles sociaux que connait le pays.</p>
<p>Lundi, des cyber-activistes tunisiens ont annoncé que le gouvernement avait piraté leurs comptes e-mails, leurs blogs et leurs profils sur les réseaux sociaux afin de les supprimer. Il semble s&rsquo;agir de représailles après une autre cyber-attaque, celle du groupe de hackers Anonymous, qui ont piraté des sites et portails internet clé du gouvernement tunisien.</p>
<p>Le piratage de comptes n&rsquo;a rien de nouveau en Tunisie, ses dissidents politiques connaissent bien ce moyen de pression. Le pays est connu comme un état policier, ennemi d&rsquo;Internet et très répressif envers ses médias.</p>
<p><strong>Les sites de Ben Ali, du Premier ministre et de la Bourse attaqués</strong></p>
<p>Le World Press Freedom Index a rétrogradé la Tunisie de la 154e place à la 164e dans son classement 2010 :<br />
« Le pays continue à chuter dans les profondeurs du classement pour sa politique de répression systématique mise en place par les dirigeants politiques de Tunis contre quiconque exprime des idées contraires à celle du régime. »<br />
Selon le site Gawker, Anonymous, un groupe informel de hackers militants a attaqué notamment les sites du président Ben Ali, du Premier ministre, de la bourse, et ceux de plusieurs ministères.</p>
<p>Les pirates voulaient protester contre la censure par le gouvernement tunisien du site Wikileaks, intervenue après la divulgation des télégrammes diplomatiques américains, et contre la politique de censure agressive d&rsquo;Internet qui a lieu en Tunisie.</p>
<p><strong>« Opération : Tunisia » pour forcer Tunis à « libérer le Net »</strong></p>
<p>Sur AnonNews.org, un forum en ligne pour les « hacktivists » (contraction de hacker et activiste), voici la déclaration qui a été publiée dans ce qui est maintenant connu sous le nom de code « Operation : Tunisia » :<br />
« Le temps de la vérité est arrivé. Le temps où les gens s&rsquo;expriment librement et peuvent être entendus n&rsquo;importe où dans le monde. Le gouvernement tunisien veut contrôler le présent avec des mensonges et de la désinformation, pour contrôler le futur en dissimulant la vérité à ses citoyens. Nous ne resterons pas silencieux tandis que ceci a lieu. Anonymous a entendu la demande de liberté des Tunisiens. Anonymous est prêt à aider les Tunisiens dans leur combat contre l&rsquo;oppression. On y arrivera. On y arrivera. Ceci est avertissement au gouvernement tunisien : les attaques contre la liberté d&rsquo;expression et d&rsquo;information de ses citoyens ne seront pas tolérées. Toute organisation impliquée dans la censure sera visée, et ne sera pas en paix tant que le gouvernement tunisien n&rsquo;entendra pas la demande de liberté de son peuple. Il appartient au gouvernement tunisien de mettre un terme à cette situation. Libérez le Net, et les attaques cesseront, continuez, et ceci n&rsquo;est que le début. »</p>
<p>Une liste des sites du gouvernement tunisien piratés par le groupe Anonymous a même été mise en ligne. Selon des militants qui se trouvent en Tunisie, la contre-attaque du gouvernement tunisien a touché des activistes, des avocats et des journalistes.</p>
<p><strong>Les connexions sécurisées à Facebook impossibles</strong></p>
<p>Le blogueur tunisien Astrubal, co-responsable du portail d&rsquo;informations Nawaat.org, juge que des indices indiquent qu&rsquo;il s&rsquo;agit bien d&rsquo;une attaque coordonnée par le pouvoir. Il écrit :</p>
<p>« Il s&rsquo;agit vraisemblablement d&rsquo;une campagne destinée surtout à subtiliser les logins et mots de passe des utilisateurs afin de fouiner dans leurs messages privés.</p>
<p>Par ce moyen, la police peut savoir qui communique avec qui et sur quel sujet. Il s&rsquo;agirait en somme de chercher à démanteler ces réseaux de journalisme citoyen qui se sont constitués spontanément suite aux mouvements de contestation de Sidi-Bouzid.</p>
<p>Ces derniers ont montré l&rsquo;importance des réseaux sociaux quant à la circulation de l&rsquo;information, des perturbations récurrentes du réseau ont été constatées. Pour le cas de Facebook, les connexions en “https” [qui garantissent une meilleure protection des données échangées, ndlr] notamment pour se logger sont souvent impossibles à établir.</p>
<p>Le pouvoir tunisien n&rsquo;a pas osé, comme il l&rsquo;a fait par le passé, bloquer les services du réseau social le plus utilisé par les Tunisiens. Cette fois-ci, il semble qu&rsquo;il chercherait plutôt à atteindre directement ceux qui l&rsquo;utilisent pour faire circuler l&rsquo;information, plutôt que de s&rsquo;attirer les foudres de tous les utilisateurs par un blocage total de Facebook.</p>
<p>En tout état de cause, nous rappelons à tous les utilisateurs de Facebook et, a fortiori, s&rsquo;ils se connectent à partir de la Tunisie : NE VOUS CONNECTEZ JAMAIS à partir d&rsquo;une page non sécurisée.</p>
<p>Même si vous n&rsquo;avez rien à cacher, n&rsquo;oubliez jamais que vous êtes également dépositaire de la confiance des personnes qui vous envoient des messages privés.</p>
<p>Même si, vous, ça vous est égal que l&rsquo;on puisse fouiner dans vos messages privés, on se doit, tout un chacun, d&rsquo;honorer la confidentialité des messages privés que nous recevons. »</p>
<p><strong>Des appels à la prudence relayés sur Twitter</strong></p>
<p>La nouvelle des différentes attaques a été relayée sur les médias sociaux comme Twitter.</p>
<p>@SBZ_news rapporte : « Les blogueurs sont sous le feu de la cyber police tunisienne, elle essaie de pirater tous ceux qui ont soutenu #sidibouzid ou #OperationTunisia »</p>
<p>Naser Weddady, activiste mauritanien, tweete : « D&rsquo;après des informations données par des gens en #Tunisie un modèle apparait : les comptes FB piratés étaient connectés à des adresses Yahoo Mail. » Il ajoute : « L&rsquo;activiste @benmhennilina et le journaliste @Sofien_Chourabi sont ciblés parce qu&rsquo;ils parlent aux médias étrangers. »</p>
<p>@spiralis1337 avertit : « Police tunisienne pirate comptes Facebook pour rassembler preuves. Soyez prudents. » Seifeddine Ferjani ajoute : « Le piratage de comptes e-mail et Facebook confirme que le gouvernement Ben Ali est une entreprise criminelle. » Dernière information en date, donnée par @nayzek : « Ha ha, maintenant, des officiels ( ? ) téléphoneraient personnellement aux gens pour leur dire de ne plus partager des vidéos sur #sidibouzid sur Facebook… »</p>
<p><strong>Source </strong>: <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2011/01/03/52509/">Global Voices</a></p>
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