Archives mensuelles : mars 2011

Le refus de mission et l’article 8 du Syntec

Depuis le début de la crise économique, les promesses tenues oralement lors de l’embauche ont volé en éclat, et les discours préformatés des recruteurs sur les missions gratifiantes et la politique de ressources humaines vouée aux desiderata d’évolution de carrière des salariés sont devenus nuls et non avenus.

Très loin des arguments de vente des chargés de recrutement, les commerciaux et autres responsables du staffing, se sont lancés dans une politique avec un seul objectif : réduire au maximum le stock d’intercontrats dans l’entreprise,  en adoptant une politique du « je-place-n’mporte-qui-sur-n’importe-quelle mission-pourvu-qu’il-ne –soit-plus-en-incontrat-demain-matin », soit pour faire rentrer un peu d’argent dans les caisses, soit pour pousser les salariés en intercontrat à la démission en leur proposant des missions ingrates (l’un n’empêchant pas l’autre).

Beaucoup de salariés des SSII se sont vus ainsi proposer des missions, soit avec des tâches déqualifiantes par rapport à leur contrat de travail, soit dans des conditions de déplacement absolument intenables.

Jusqu’à, il y a peu, il était possible, de refuser une, voire plusieurs missions sans que ça ne prête immédiatement à conséquence. Mais tout ceci a changé grâce à l’article 8 de la convention du Syntec.

Cet article stipule : « Si par suite de circonstance particulières résultant de la situation du travail dans l’entreprise, un salarié se trouve amené à assumer temporairement, dans des conditions de durée précisées à l’avance par écrit, n’excédant pas six mois, et sans diminution de sa classification, ni diminution de ses appointements, une fonction inférieure à celle qu’il assume habituellement, le refus de l’intéressé d’accepter cette fonction temporaire équivaut à une démission de sa part ».

Ainsi, malgré la légende tenace sur les refus des missions qui peuvent s’accumuler jusqu’à ce qu’un licenciement puisse être envisagé par la SSII, il est possible pour l’entreprise d’imposer maintenant n’importe quelle mission à n’importe quel salarié, comme aller faire la cueillette des cornichons au fin fond de la Sologne. Cette disposition est d’autant plus vicieuse que le refus de la mission n’entraîne pas un licenciement, mais est considéré comme une démission de facto, avec tout ce que cela implique comme perte de droits aux allocations chômage.

Lorsqu’une telle mission est proposée, il est important de ne pas se laisser faire. Avant d’accepter de signer un tel ordre de mission, il y a plusieurs points à vérifier pour qu’un tel ordre de mission soit valide : celui-ci doit stipuler qu’il a été rédigé en référence à cet article 8, que la mission ne peut pas excéder 6 mois, en tenant compte d’une éventuelle prolongation. Tout dépassement, ne serait ce que d’une journée, peut être attaqué devant les prud’hommes. Au moindre doute, la meilleure attitude à adopter est de se renseigner auprès d’un syndicat pour connaître ses droits avant de signer un tel ordre de mission.

Tant que cet article 8 sera présent dans la convention collective, le président du Syntec Guy Mamou-Mani aura beau jeu de jouer au représentant de l’industrie du futur, nous saurons tous que sa politique sociale n’est qu’un retour au 19ème siècle.

Oui, les syndicats peuvent faire plier les géants de l’informatique

IBM avait décidé cet automne de déménager son site de la Gaude en PACA vers Sophia Antipolis pour réaliser des économies sur son parc immobilier. Bien entendu dans le bilan financier des grandes SSII, les salariés n’existent pas.

Alors peu importait les conséquences sur la vie des salariés et de leur famille d’un tel déménagement, peu importait aussi l’impact sur la vie économique de La Gaude. Ce sont des non-sujets lorsqu’il s’agit de prendre la décision de délocaliser un site, que ce soit à l’intérieur d’un même pays, ou vers un autre pays.

Et puis, les salariés se sont réunis en intersyndicale organisant manifestations et journées de grêve pour montrer qu’ils ne sont pas que des lignes de coût sur un bilan comptable, mais aussi des gens qui ont une vie, une famille, et qui ont le droit à avoir voix au chapitre. Un salarié ne se ne doit pas pouvoir être déménagé aussi facilement que pourrait l’être un poste de travail.

La direction d’IBM est resté autiste, habituée qu’elle était à ce qu’une décision prise ne soit pas contestée. Les élus locaux alertés par l’intersyndicale sont alors entrés dans la danse pour dénoncer les dangers que le départ d’IBM faisait peser sur la vie économique de La Gaude. L’intersyndicale a su également se tourner vers les média pour qu’elle relaye leur lutte.

Et, l’intersyndicale a gagné.

L’intersyndicale a gagné, et IBM vient d’annoncer qu’elle renonçait à son projet.

Avec cette victoire sur un si puissant géant de l’informatique, l’intersyndicale a démontré que la lutte paye. Elle a démontré que les informaticiens ne sont pas des indécrottables individualistes, et qu’ils sont capables de s’organiser pour faire valoir leurs droits.

Et comme toutes les SSII ont les mêmes comportements et qu’IBM ne fait pas exception en la matière, espérons que cette nouvelle fasse écho dans le milieu de l’informatique, et que comme la révolution tunisienne a déclenché un effet domino dans tout le monde arabe, la lutte d’IBM fasse aussi tache d’huile dans les autres grandes SSII en poussant les informaticiens de toutes les SSII à exiger que leurs droits soient respectés dans leur entreprise, comme c’est déjà le cas de façon très exemplaire chez Assystem et Akka Teechnologies.

Il n’y a pas de fatalité. Les informaticiens aussi sont capables de gagner des luttes.

[Le Monde] Vers une « précarisation par le haut » des informaticiens ?

Ils ont fait de longues études, ont le statut de cadres, et travaillent dans un secteur porteur. Pourtant, les informaticiens qui travaillent pour des SSII (société de services spécialisée en ingénierie informatique) sont en première ligne d’une « précarisation par le haut » qui menace de s’étendre, estime le journaliste Nicolas Séné dans un livre engagé qui leur est consacré, « Derrière l’écran de la révolution sociale. »

L’appellation « SSII » regroupe la plupart des entreprises de services en informatique. De la PME aux multinationales comme Atos Origin ou Capgemini, les SSII vendent des prestations : conception d’un site, gestion d’une plate-forme informatique, élaboration d’un logiciel… Les informaticiens qu’elles emploient peuvent travailler dans deux cadres : « au forfait », c’est à dire qu’ils travaillent directement dans les locaux de la SSII et leur travail est facturé au client à la journée ; ou bien « en régie », c’est à dire que l’informaticien travaille directement chez le client, pour une période qui peut aller de quelques jours à plusieurs années.

LA DOMINATION DES COMMERCIAUX

Au sein de la SSII, en plus de son supérieur hiérarchique, l’ingénieur dépend également des commerciaux de l’entreprise, qui disposent d’un grand pouvoir. Ce sont eux qui ont la responsabilité de placer les informaticiens chez les clients ; leur rémunération est directement indexée sur leurs performances. Son intérêt est donc de placer le plus possible de prestataires, le plus vite possible – quitte, dans certains cas, à tricher avec les compétences du salarié. « Lorsque je suis monté dans le taxi pour aller à l’entretien de placement avec mon commercial, il m’a tendu une feuille en me disant que c’était mon CV pour l’entretien. Dessus, il y avait des compétences que je n’avais absolument pas », explique au Monde.fr un ancien salarié d’une grande SSII. « Seule une minorité des offres sert au recrutement. La majorité est utilisée pour trouver des profils (…) Le recrutement est ensuite subordonné à l’obtention du contrat commercial », explique Nicolas Séné.

Pour pouvoir fournir très vite tous types de profils à leurs clients, les SSII pratiquent une politique de recrutements massifs. Elles démarchent les élèves en écoles d’ingénieurs avant leur sortie, et écument les sites de CV en ligne. « J’ai reçu un e-mail me proposant un entretien quinze minutes après avoir publié mon CV sur LinkedIn », s’amuse un salarié d’une autre SSII. Mais ces recrutements en masse ne s’expliquent pas seulement par le dynamisme du secteur : il est aussi « la conséquence de taux de turn-over impressionnants : 15 %, d’après les chiffres de l’Apec pour 2008 », précise Nicolas Séné. « Loin d’exprimer le dynamisme de l’entreprise, cela fait douter quant à leur gestion du personnel », analyse-t-il.

« Je ne nie pas qu’il y ait un turn-over à deux chiffres », explique Philippe Tavernier, président de la Commission social, emploi, formation et vice-président du Syntec numérique, le syndicat patronal des métiers de l’informatique. « Mais ce taux est aussi lié au profil des salariés des SSII : elles recrutent environ un jeune diplômé sur deux. Parmi ces derniers, beaucoup souhaitent se faire une première expérience, puis partent travailler dans une autre entreprise ou pour le client final. Par ailleurs, le travail en SSII peut aussi être exigeant et demande une certaine mobilité : certains salariés, à un moment de leur carrière, préfèrent une plus grande stabilité, dans un environnement connu ».

Une partie de ce turn-over s’explique aussi par les débauchages d’une SSII à l’autre : l’un des reproches récurrents parmi les informaticiens rencontrés par le Monde.fr concerne les difficultés de progression au sein de l’entreprise. « L’entretien annuel se passe toujours de la même manière : ‘tu travailles bien, mais en ce qui concerne les augmentations, cette année c’est compliqué…' », explique l’un d’entre eux. Postuler auprès d’autres SSII devient alors le principal moyen d’obetnir un meilleur salaire, un poste plus intéressant ou une zone géographique particulière. « Je voulais quitter ma SSII, j’ai mis mon CV en ligne; le lendemain, c’est mon responsable hiérarchique qui m’a appelé, il avait vu l’annonce et voulait savoir ce qui n’allait pas », raconte un ingénieur.

DOUBLE HIÉRARCHIE

Sur le papier, les commerciaux n’ont pourtant pas la responsabilité hiérarchique des ingénieurs. Ces derniers ont un référent hiérarchique, au sein de la SSII, qui doit assurer leur encadrement et la gestion des ressources humaines. Une situation complexe en pratique : pour les congés, par exemple, c’est ce supérieur hiérarchique qui doit valider les dates. Mais pour un salarié « en régie », les dates se négocient surtout avec le client, en fonction de ses besoins.

Ce flou dans les rapports hiérarchiques est problématique  sur le plan social comme sur le plan légal, juge Nicolas Séné. « La loi cadre très précisément ce prêt de main-d’œuvre : le salarié doit recevoir ses ordres uniquement de son supérieur hiérarchique dans sa SSII. S’il les reçoit du client, il y a ce qu’on appelle ‘délit de marchandage' », écrit-il. Or, en pratique, le lien entre le salarié « en régie » et son supérieur hiérarchique dans la SSII est très ténu : le plus souvent, l’ingénieur ne rencontre son responsable qu’une à deux fois par an, pour un entretien où sont abordés son travail et ses perspectives. Au jour le jour, c’est avec le client que traite le salarié. « La régie est donc parfaitement illégale. Elle reste en outre la principale cause des mauvaises conditions de travail des informaticiens », poursuit Nicolas Séné.

Pour le Syntec numérique, le système de la régie – qui concerne 150 000 salariés selon l’organisation patronale – n’est pas illégal, mais Philippe Tavernier reconnaît une certaine ambiguïté du statut. « Ces métiers sont des métiers d’expertise, avec des contraintes propres », détaille-t-il. « Pour prendre un point de comparaison, lorsqu’un plombier vient chez vous pour réparer votre salle de bain, il est salarié d’une entreprise de plomberie ; si vous, le client, lui demandez de placer un robinet dix centimètres plus haut, est-ce que vous êtes dans l’illégalité ? Je ne le crois pas. »

L’INTERCONTRAT, PÉRIODE D’INCERTITUDES

Dans ce système qui favorise les placements en flux tendus, la situation peut se compliquer pour les salariés en « intercontrat », c’est à dire la période qui sépare deux placements, surtout si la période se prolonge. « Quand votre supérieur hiérarchique est un commercial, vous représentez alors une charge pour son portefeuille de salariés », écrit Nicolas Séné, qui évoque également le cas de salariés à qui l’on impose de poser des jours de congés ou des RTT durant leur intercontrat. « Le meilleur moyen pour lui de vous rentabiliser est donc de vous trouver à tout prix une nouvelle mission. Ou, plus radical, de vous pousser à partir. Et sur fond de crise, les arguments sont tout trouvés. »

Pourtant, en plus de constituer une pause entre deux missions, les intercontrats sont une occasion rare pour les salariés de se former. Car c’est un autre point qui revient régulièrement dans les critiques des employés de SSII : la très grande difficulté à obtenir des formations, qu’il faut réclamer avec insistance, même entre deux contrats. S’appuyant sur les calculs de l’organisation professionnelle Munci, Nicolas Séné note qu’en 2007, le fonds de financement des formations était largement excédentaire, avec 25 % des sommes collectées non dépensées, indice d’un manque de formations effectuées.

Pour le Syntec, ces excédents s’expliquent surtout par un effort de collecte. « Je ne dis pas que l’on ne peut pas faire mieux, mais les entreprises du secteur dépensent entre 5 % et 6 % de leur masse salariale en formations, soit trois à quatre fois le minimum légal. Sans oublier qu’il y a un droit individuel à la formation : tous les moyens existent aujourd’hui pour bénéficier d’une formation ».

MODÈLE INDUSTRIEL

Mais au-delà de l’intercontrat, inévitable de par la nature des missions, le syndicat patronal souhaiterait pouvoir disposer, en cas de forts ralentissements de l’activité – crise économique, par exemple – du chômage partiel. « Les SSII embauchent en CDI : lorsque les clients finaux sont en difficulté et ne renouvellent pas leurs contrats, les salariés risquent d’être licenciés. Ce n’est pas bon pour l’entreprise, et ce n’est pas bon non plus pour les caisses de l’Etat », justifie Philippe Tavernier.

Actuellement, le chômage partiel est réservé à un secteur bien précis et qui fait face à d’importantes difficultés : l’automobile. Un secteur dont s’inspire directement le secteur de l’informatique, explique Nicolas Séné : recours massif aux sous-traitants des SSII, externalisations à l’étranger, en Inde notamment, gestion qui privilégie les commerciaux au détriment des ouvriers… Une proximité qui s’expliquerait en partie par les liens entre les grands patrons de l’industrie automobile et les SSII : Ernest-Antoine Seillière lui-même, le fondateur du Medef, a beaucoup investi dans Capgemini. « Le petit monde des grandes SSII est en fait un vaste laboratoire social pour le patronat », analyse Nicolas Séné.

Damien Leloup

Source : Le Monde

Thawra fi Tounes*

* Révolution en Tunisie

Ministère de l'intérieur tunisien.

Deux semaines après la chute de ZABA (Zine  el-Abidine Ben Ali), les désillusions s’accumulent au même rythme que le gouvernement transitoire s’installe. Panorama irréaliste ou même les contours d’un changement radical sont dissipés par l’épais nuage du cirque médiatique et des rumeurs de violence. La jeunesse essaye de peindre sa révolution pendant que l’ancien système l’efface à coup de solvant. La peinture se dilue dans l’eau et pourtant…

Rien ou presque n’indique à Tunis qu’un vil despote vient de fuir après plus de deux décennies de corruption, de répression, de censure et d’humiliations.
Sur l’avenue Habib Bourguiba (avenue où se situe le ministère de l’intérieur), les commerces commercent, les serveurs servent et les vendeurs à la criée crient.
Retour à la « normale » donc malgré trois semaines sanglantes.
Ah non, voici une manifestation improvisée de quelques lycéens et étudiants qui s’époumonent devant le ministère de l’intérieur en réclamant le départ de Ghannouchi. Manifestation très vite diluée dans la masse des badauds.

Manifestation de jeunes en Tunisie

Direction donc la Kasbah, lieu de révolte par excellence  où les classes laborieuses des terres venaient se regrouper.
L’accès est bloqué par la police et les murs, témoins des slogans révolutionnaires, ont été repeint. Circulez, il n’y a rien à voir !
Office des douanes à Gabès brulé.
Peut être qu’en bavardant ici et là, les langues se délieront et je pourrai enfin avoir l’impression de respirer dans un pays qui connait son premier soulèvement populaire?
Encore raté, du serveur au chauffeur de taxi, de la femme de ménage à la petite bourgeoisie, deux mots d’ordre: le retour au calme et au travail.
Existe t-il un mot pour poujadisme en arabe ?
Tribunal de Gabès brulé.
Étrange, s’il en est, que ces deux mots d’ordres soient ceux des politiciens et des médias. Abominable spectacle que de voir les complices politique et médiatique de ZABA débattre de la révolution. L’indécence comme vertu chez ces caciques de l’ancien pouvoir. Ainsi les occurrences les plus utilisées sont sécurité (tiens tiens!) et travail. Voila leur logorrhée verbale: »Camardes révolutionnaires, vous avez révolutionné, c’est bien! Maintenant au travail, pendant que nous allons gérés « différemment » les affaires du pays ! ». Différemment avec les mêmes? Et si cette misérable mascarade n’a pas achevé de vous rendre sourd et aveugle, il faut savourer le succulent clip, qui entrecoupe chaque « débat », narrant le merveilleux peuple révolutionnaire. Sur la même chaine qui narrait trois semaines auparavant le ZABA visionnaire. Avec évidemment le même procédé de montage, mono-forme quand tu nous tiens !
Et l’insécurité, ah l’insécurité ! Chaque média, chaque Tunisien vous raconteront une rumeur sur des viols, des attaques aux couteaux, des braquages etc… Du TF1 recyclé en somme. Et chaque rumeur s’évapore pour peu que l’on enquête dessus. Aurait-on appris aux politiques tunisiens que l’épouvantail de l’insécurité permet de contenir la rage sociale du peuple ?
Les techniques du rhouya el kbir (Big Brother) paraissent hermetiques chez les jeunes.
Place du 7 novembre rebaptisée Mohammed Bouazizi.
Mais où sont ces dizaines de milliers de jeunes qui ont bravé les balles des BOP (brigades anti-émeutes) pour enfin se construire un avenir?On peut voir les traces de leurs exploits sur les façades des bâtiments publics ou sur les places. Le 7 novembre ( date du coup d’état de ZABA) est remplacé par Mohammed Bouazizi.
Panneau 7 novembre brulé.
Sinon, on peut les voir à Zarzis (et dans les villes les plus contestataires) où ils ont pris le contrôle de la ville en chassant les sabre-peuple policiers. Ici la jeunesse vit et sourit.
Et rigole même, en observant les noms des indicateurs apparaissant sur une liste parfaitement relayée.

Une des nombreuses listes des indicateurs.Ici donc plus de police mais pas de violence non plus. Et ce n’est pas du fait de la présence militaire devant les bâtiments publiques mais plutôt du bonheur de vivre sans maitres pour vous humilier.

Bref, le round d’observation étant fini, on peut révolutionner à nouveau. Et même être 100 000 pour réclamer et obtenir la démission de Ghannouchi comme le week-end dernier.
De grandes espérances donc envers la jeunesse tunisienne !

Salah, Syndicat de l’Industrie Informatique – CNT