Archives mensuelles : janvier 2011

Solidarité avec le membre des Anonymous arrété

Anonymous

La gendarmerie a annoncé avoir arrêté le 16 décembre dernier un jeune lycéen du Puy de Dôme qui militait au sein des Anonymous.

Pour rappel, les Anonymous avaient réagi contre la répression d’état qui s’est abattue sur Julian Assange le fondateur de Wikileaks qui révèle les coups tordus de nos soi-disant « représentants ». Le FBI avait pression sur Visa et Mastercard pour leur interdire les payements sur Wikileaks pour asphyxier financièrement me site, et maintenir l’opacité de la raison d’état. En représailles, les Anonymous avaient déclenché des représailles contre Visa et Mastercard  en déclenchant des déni de service.

Les cybergendarmes ont identifié quinze serveurs en France qui ont mené ces représailles., en parallèle avec des serveurs d’autres pays. Pendant que les polices de nos « démocraties » menaient des arrestations coordonnées en Angleterre, aux USA , la gendarmerie a arrêté ce lycéen pour entrave à un système informatique

Pour avoir géré trois serveurs et s’en être pris à la sacro-sainte économie numérique, il risque jusqu’ à cinq ans de prison. La justice statuera en février sur les éventuelles suites à donner à ses agissements.

Le lieutenant-colonel gui a dirigé l’opération a déclaré à la presse. « Ils sont très jeunes et pour beaucoup, c’est leur naïveté qui les entraîne à suivre des gens, sans avoir conscience de leurs actes. Ils ont l’impression de faire une bonne action voire de commettre un acte héroïque, sauf qu’entraver le bon fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données constitue une infraction pénale passible de maximum 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende ».

Mais ou est la naïveté ? N’est elle pas plutôt chez ceux qui s’imaginent qu’il est normal d’aller en prison pour avoir fait circuler une information dans une démocratie? La gendarmerie a-t-elle l’impression de faire une bonne action ou un acte héroïque en défendant Visa  et Mastercard ? Faut il accepter que la diplomatie secrète continue encore longtemps à soutenir des dictatures dans le dos des peuples ? La collusion entre les forces répressives d’état et les puissances bancaires nous apporte –t-elle vraiment un monde de libertés ?

Nous apportons tout notre soutien au jeune arrêté pour avoir défendu la liberté de faire circuler l’information. Nous demandons sa libération, et la suppression de cette loi sur l’entrave à un système informatique.

tunisie:~# apt-get install revolution

Adieu Ben Ali.Janvier 2011. Les tunisiens ont chassé Ben Ali, le dictateur qui les tenaient sous sa férule depuis vingt-quatre années. D’abord contestation populaire, le mouvement s’est mué en insurrection puis en révolution. Révolution ? Oui, parce que le régime a été balayé. Un nouveau est en train de se mettre en place, dont rien ne garantit encore qu’il répondra aux espoirs des tunisiens. Du moins aux échos de leurs espoirs que l’on entend en France : autogestion, fin des privilèges, démocratie directe…

Les événements sont encore en gestation. Mais il est d’ores et déjà possible de souligner quelques aspects édifiants de ce mouvement.

D’abord, il s’agit d’un mouvement populaire qui est né, a cru et a finalement fait plier le pouvoir sans avoir été impulsé ou entretenu par une organisation ou une coalition d’organisations. Spontanément, dans toute la force du terme, le peuple s’est mis en marche. L’armée a refusé de tirer dans la foule ? L’armée tunisienne est essentiellement constituée de conscrits, l’explication est probablement là, plus que dans les décisions de l’état major…

Il est possible que le peuple accepte maintenant, et une fois les résidus du parti unique mis à l’écart, l’établissement d’une « démocratie » républicaine qui se fera la garante des privilèges d’une classe possédante, comme chez nous. Mais l’histoire est désormais enrichie d’un nouveau cas de soulèvement populaire spontané qui a réussi à faire trébucher un pouvoir – quels sont les autres, au fait ? Aux millions de français qui fondent leur adhésion à notre système démocratique sclérosé et injuste sur leur résignation face à l’emprise des possédants et de leurs laquais politiques, puisse le sursaut des tunisiens servir d’exemple : rien n’est inéluctable, nous pouvons tout.

Il est aussi possible que les tunisiens aillent plus loin et inventent de nouvelles formes d’organisation sociale, politique, de nouveaux rapports avec les puissances étrangères, d’autres avenirs que ceux que les démocrates capitalistes considèrent comme la forme ultime et indépassable de système politique.

Et quel plaisir de recevoir enfin des nouvelles d’un pays arabe qui n’ont rien à voir avec l’islam. La révolte est née dans les villes les plus pauvres de la Tunisie, là où ont convergé des revendications de justice sociale et de liberté. Bien sûr que des aspirations à la justice et à la liberté existent partout dans le monde arabe. Mais nos médias, chevauchant le cliché du choc des civilisations, préfèrent en général exhiber du barbu. Là, ils n’ont pas pu. D’abord parce que les islamistes ont été rejetés, chassés par les foules lorsqu’ils se montraient dans la rue, ensuite parce que les gens ont fait leurs propres médias, par internet.

Les tunisiens ont su prendre des risques. Et, hélas, les flics ont tué plusieurs dizaines de personnes. Rien, jamais, ne justifie la mort d’un homme. Mais si ces hommes n’avaient pas pris ces risques, rien n’eut été possible.

L’imprévisible spontanéité d’un peuple est parvenue à mettre à bas une dictature organisée pour durer. Certes, il lui reste encore à finir le travail en virant les caméléons de l’ancien régime. Mais quoi qu’il advienne – les silences des hiérarques parisiens n’y ont rien changé – plus rien de sera plus comme avant. Ces événements ont fait du bien à la Tunisie. Ces évènements nous montrent à tous la possibilité que nous avons de bouleverser l’ordre établi.

24 janvier, renégociation de la convention unedic : prolongement de la misère !

Communiqué confédéral
Alors que « leur crise » a plongé des centaines de milliers de travailleurs de plus dans le chômage. Alors qu’on a annoncé 1 million de chômeurs en fin de droit pour 2010. Alors que près de 40 000 chômeurs sont radiés chaque mois. Alors que les indemnités sont bien trop faibles pour pouvoir vivre décemment. Alors que la moitié des chômeurs ne perçoivent pas d’indemnités, on nous annonce que cette négociation* s’orienterait vers une reconduction du dispositif de l’ancienne convention !

ChapeauLa CNT dénonce ce cynisme scandaleux et revendique une meilleure indemnisation des chômeurs avec :

– Taux de remplacement à 100 % de l’ancien salaire en parallèle d’une hausse des salaires
– Arrêt des exonérations de cotisations sociales qui par ailleurs n’ont jamais prouvé leur efficacité en terme d’emploi
– Arrêt des radiations
– Non basculement des chômeurs en fin de droits vers la charité nationale pour rester dans un régime de solidarité.

Bien sûr le partage du travail et des richesses produites entre toutes et tous reste l’objectif pour lequel nous luttons.

Le MEDEF ne l’entend pas de cette oreille et souhaite reconduire cette situation misérable. Les travailleurs sont de plus en plus précarisés et soumis à la peur du chômage. Les chômeurs sont de plus en plus surveillés et soumis à la peur de la radiation. Les gens en sont réduits à accepter des conditions de travail de plus en plus dégradées et des salaires de plus en plus bas. Et cela nous ne pouvons l’accepter.

En tant qu’organisation syndicale nous observerons avec attention cette négociation et continuerons à lutter contre cette vaste escroquerie qu’est le chômage, épée de Damoclès du patronat au-dessus des travailleurs.

* La convention sera négociée, à partir du 24/01/11, entre « partenaires sociaux » , organisations patronales et les organisations syndicales voulant bien se prêter à cette comédie.

1910 – Naissance de la CNT

1910 - Naissance de la cntIl  y  a  cent  ans, l’immense  majorité  des  délégués  ouvriers  présents  au 2nd congrès (30 octobre-1er novembre 1910) de la confédération catalane Solidaridad Obrera décidaient, dès la deuxième session de leur assemblée, de  transformer  l’organisation  régionale  catalane  en  une  confédération nationale,  regroupant  toutes  les  sociétés  ouvrières  espagnoles  restées  à l’écart  de  l’Union  générale  des  travailleurs,  d’obédience  socialiste.
Constituée en juin 1907 dans le but de rassembler tous les travailleurs de Barcelone sur des bases purement économiques, Solidaridad Obrera avait indiqué le chemin à suivre pour permettre au mouvement ouvrier barcelonais de sortir peu à peu du marasme causé par le fort chômage existant dans la ville et l’échec de la grève générale de 1902. En septembre 1908, au  cours  du  1 er congrès  de  l’organisation  ouvrière,  celle-ci  s’était  transformée  en  une  confédération  régionale,  au  sein  de  laquelle  coexistaient encore  républicains  fédéraux,  socialistes  et  anarchistes.  Prévu  pour  l’été 1909, le congrès suivant devait envisager la transformation de SO en une confédération  nationale  mais  les  événements  de  la  fin  juillet  1909 –  la «  Semaine tragique», le nom donné aux sept jours pendant lesquels la capitale catalane, la légendaire «  Rose de feu  », s’embrasa une fois de plus  – en décideraient autrement.

Reporté à la fin du mois d’octobre de l’année 1910, le congrès organisé au Palacio de Bellas Artes allait entériner la naissance d’une nouvelle confédération ouvrière, fondée sur le principe de l’action directe, et très proche dans  son  inspiration  de  la  CGT  française  de  l’époque,  encore  dominée alors par le courant syndicaliste révolutionnaire.
Le présent volume est la traduction du compte rendu paru le 4 novembre 1910 dans les colonnes de « Solidaridad Obrera », l’organe hebdomadaire de la confédération SO depuis 1907.

À défaut des actes de ce congrès,  ce compte  rendu  –  inédit  à  ce  jour  en  langue  française  –  est  le  seul document que nous ayons sur la naissance de la Confederación Nacional del Trabajo, le syndicat qui sera appelé à marquer de sa forte empreinte l’histoire sociale espagnole des décennies suivantes.

Les Éditions CNT-RP se devaient de le publier, à l’occasion du centenaire de la fondation d’une organisation  qui  reste  aujourd’hui  encore,  par  le  courage  et  l’intransigeance de ses militants, un exemple à suivre pour les travailleurs du monde entier.

1910 – NAISSANCE DE LA CNT, Congrès de constitution, Barcelone, Palais des Beaux-Arts, 30octobre – 1er novembre 1910, éditions CNT-RP
Prix 15 euros, frais de port 2,30 euros.

À commander à CNT Service Librairie, 33, rue des Vignoles 75020 Paris.
Chèques à l’ordre de CNT-SL.

http://www.editions-cnt.org/

2011, l’année du changement !

La ronde des patronsC’est la nouvelle année ! Mais rien de bien neuf à se mettre sous la dent. Les salaires sont toujours aussi bas. Et c’est pas la hausse minable du SMIC qui va inverser la vapeur.

D’ailleurs on va finir par croire que ce salaire minimum devient le salaire maximum (selon l’INSEE, en 2008, 25 % des travailleurs gagnaient moins de 0,73 smic et les 25 % suivants gagnaient de 0,73 à 1,36 smic). Le smic va donc s’établir à 1073 € quand beaucoup s ’accordent pour dire qu’on commence à ne pouvoir vivre décemment qu’à partir de 1500 €.
Pendant ce temps les prix continuent de grimper, du gaz à l’essence ça devient hallucinant, à quand le litre de gasoil à 1,50 € ! Bientôt ça coûtera trop cher d’aller bosser ! Mais c’est la crise, faut se serrer la ceinture nous disent les intelligents d’en haut.

Mais elle est où la crise quand on voit les résultats des entreprises du CAC 40 ? Les prévisions pour 2010 parlent de près de 80 milliards de résultat pour ces entreprises, soit une hausse de près de 100 % par rapport à l’année précédente. 2009 fut moins fructueuse et pourtant, cette année là, les patrons de ces grandes boîtes ont palpé en moyenne 3,06 millions d’euros de rémunération pour l’année soit 190 années de smic !
C’est une moyenne parce que par exemple Carlos Ghosn, pdg de Renault, avait touché 9,2 millions d’euros pour 2009. Ca nous rappelle que la prime à la casse s’arrête enfin, c’est à dire qu’on va arrêter de financer l’industrie automobile avec nos impôts pour leur permettre de nous faire des réductions sur le prix des voitures. En gros on a assuré ces derniers temps les profits, les dividendes et les salaires astronomiques des dirigeants de ces industries avec de l’argent public. Mais il n’y en a pas pour sauver la sécu, les retraites…. attention, on vous voit venir !

Plus que jamais, l’heure est à l’organisation. La lutte de cet automne a montré combien le Syndicalisme Révolutionnaire et l’Anarchosyndicalisme étaient efficace et d’actualité.
La tactique du blocage de l’économie à prouvé son efficacité. Il faut maintenant construire des syndicats capables d’aller plus loin dans ce blocage par le développement des caisses de grèves, la formation à l’autogestion des luttes et bien sûr la formation à la reprise des moyens de production. Lutter au quotidien, s’organiser, se syndiquer CNT.

Justice sociale et rage populaire en Afrique du nord

Justice sociale au maghreb.Que ce soit en Algérie, en Tunisie ou au Maroc, les luttes sont partout les mêmes et poursuivent des objectifs similaires : dénoncer la politique de précarité et d’exclusion, dénoncer la hausse des prix, exiger le respect des libertés fondamentales et l’amélioration des conditions de vie, condamner enfin l’escalade de terreur que, depuis plusieurs semaines, subissent les manifestants.

Malgré le dédain de la communauté internationale qui, par un laconique appel de Ban Ki-moon à « la retenue et au dialogue » choisit de passer sous silence ces événements, malgré la désinformation intéressée des médias, toujours frileux à l’heure de décrire l’envergure de la répression, le nombre des victimes, et l’importance de cette révolte, la mobilisation spontanée, solidaire, massive, ne cesse de s’étendre : en Tunisie, elle a finit par gagner la capitale, où la répression est brutale.

La rébellion se généralise. Les mobilisations en cours dans ces trois pays sont l’expression du mécontentement, de la colère et du désespoir de la population -et en particulier, de la jeunesse- contre une politique totalitaire qui non seulement dégrade les conditions de travail et de vie de la population, mais applique aussi la stratégie de la terreur pour étouffer la moindre revendication.

Le bilan des affrontements demeure incertain : le nombre de victimes ne cesse de s’alourdir. Les chiffres avancés ne sont que des estimations qui laissent à penser à une réalité encore plus inquiétante, lorsqu’on apprend que les émeutes du week-end ont laissé des blessés si nombreux qu’on ne peut plus les compter. La répression est sanglante : les policiers, et à présent l’armée, sont dans la rue depuis le début du mouvement. Des gaz lacrymogènes très forts ont été massivement utilisés. Les agressions physiques, les enlèvements, les disparitions se multiplient. La police tire à balles réelles sur les manifestants et certaines villes subissent un état de siège depuis plusieurs jours.

L’Algérie connaît depuis quelques jours des épisodes de révolte qui ont également fait plusieurs morts, des blessés et plus de mille personnes ont été arbitrairement arrêtées. Au Maroc, la répression est tout aussi sanglante : des blessés lors des manifestations, des personnes arrêtées qui ont subi des tortures, les rassemblements de soutien à la Tunisie ont été interdits.

À présent, Ben Ali quitte le pouvoir promettant ainsi le retour au calme ; cependant, ce geste est peu rassurant face à la présence de plus en plus massive de militaires dans les rues, au couvre feu imposé et à la détresse de la population qui craint encore le pire.

La Confédération Nationale du Travail réitère son indignation face à la violence subie par la population de ces pays. Nous dénonçons, une fois de plus, les politiques de terreur et nous exigeons l’arrêt immédiat des tueries, la libération immédiate des personnes incarcérées ainsi que l’arrêt des poursuites judiciaires entamées à leur encontre.

Nous condamnons également le collaborationnisme de l’état français qui, non content de piller systématiquement ces pays, propose ouvertement, par la voix de M. Alliot-Marie, son aide à la répression.

Nous appelons à des actions, à des mobilisations, ici et ailleurs, pour exiger la fin immédiate de la répression. Nous appelons à la solidarité urgente, dans chaque ville, dans chaque pays, avec nos camarades algériens, tunisiens, marocains.

Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre tous !

Tunisie : C’est la révolution, pas un remaniement !

C'est le révolution, pas un remaniement en Tunisie!Il semble que les affidés du RCD (rassemblement constitutionel démocratique, parti de benne Ali) et ses suppôts de l’opposition légale n’ont pas compris le message du peuple.
Le gouvernement intérimaire n’ est qu’une pitoyable mascarade, et, il s’agit plus d’un remaniement ministériel sarkozien que d’une véritable révolution.

En effet, il est composé majoritairement de fidèles au petit général. Le reste étant composé de l’opposition légale, qui a eu un rôle de complice passif pendant la dictature du PDG ( Président Dictateur Général).

La révolution ne doit pas être confisquée par le RCD et ses amis de l’opposition légale !
Elle appartient au peuple et surtout pas à une caste de technocrates minables qui n’ont fait qu’admirer la gomina de benne Ali durant ces dernières années .

Des milliers de Tunisiens manifestent actuellement pour l’abolition du parti des sabre-peuple.
Nous soutenons donc sans retenue ces manifestations qui appellent au départ sans compromis du RCD et de ses séides.

Les travailleurs n’ont pas de pays.
Solidarité internationale avec la lutte du peuple tunisien !

L’imprimante qui permettra de fliquer ses salariés

Canon a bien compris que la paranoïa sécuritaire de certaines entreprises pouvait être un argument de vente à exploiter. D’où la sortie prévue d’Uniflow 5, une nouveau système de gestion d’imprimantes, capable d’empêcher les utilisateurs d’imprimer ou de copier des documents contenant certains mots, grâce à un système de sécurité intelligent basé sur des mots-clés puis de dénoncer leur forfait à l’administrateur réseau.
Uniflow est un système de gestion de documents qui permet, depuis longtemps, de contrôler imprimantes, scanners et photocopieurs de manière centralisée. Cet outil conserve le compte des impressions de chaque utilisateur à des fins de facturation.
La dernière version d’Uniflow possède un système de sécurité intelligent, basé sur des mots-clés. Une fois configuré par un administrateur, le système peut empêcher un utilisateur d’imprimer, scanner, copier ou faxer un document contenant un des mots-clés prohibés, tel que le nom d’un client ou le nom de code d’un projet.
Non seulement l’imprimante peut espionner les documents, mais elle peut aussi dénoncer les salariés fautifs. Après censure d’un document, le serveur envoie par courriel à l’administrateur une copie PDF du document en question, au cas où un utilisateur s’y essaie. Le système peut aussi optionnellement informer l’utilisateur par courriel que sa tentative a été bloquée, mais sans identifier le mot-clé responsable, maintenant ainsi la sécurité du système.
La détection des mot-clés d’Uniflow 5 se base sur un système de reconnaissance optique de caractères (OCR), dont la licence est détenue par la firme belge Iris. Canon Angleterre a confirmé qu’un utilisateur éclairé et déterminé ayant repéré un des mots-clés peut contourner le système en remplaçant une lettre par une autre ou un chiffre ressemblant comme avec « z00 » au lieu de « zoo ».
L’argument de vente est bien entendu la protection de données confidentielles. Tant d’entreprises vivent dans une paranoïa telle qu’elles pensent que n’importe quelle donnée devient sensible. C’est cette paranoïa qui les pousse à inscrire des clauses de confidentialité dans les contrats de travail, qui s’avèrent ridicules bien souvent quand le salarié découvre à posteriori la nature de son travail. Mais les possibilités d’usage sont illimitées. Il suffit d’inscrire comme mot-clés « grève » ou « syndicat » pour briser d’éventuelles velléités de révoltes et identifier les meneurs.

Alors, pour celles et ceux qui voudraient imprimer des tracts d’appel à la grève ou à la création de section syndicale, il sera plus prudent de vérifier à l’avenir sur quelle imprimante, ils pourront bien les éditer.

Source : http://www.itpro.co.uk/627622/canon-promises-keyword-based-document-scanning-and-printing-security-system

Stoppons les « pompiers pyromanes » français !

Ça suffit ! Entre la Côte d’Ivoire, le Niger, l’Algérie et la Tunisie, l’État français a plus que prouvé qu’il n’est bon à rien d’autre qu’à défendre ses propres intérêts politiques et économiques en jetant de l’huile sur le feu ou en soutenant des dictatures.

Et qui peut oublier l’opération Turquoise du Rwanda en 1994, l’opération Licorne en Côte d’Ivoire depuis 2002, le soutien aux Déby, Compaoré, Eyadema, Bongo, Omar Guelleh et autres dictateurs néocoloniaux ?

Et qui peut oublier les présences d’Areva, Bolloré, Bouygues, France Télécom, EDF, Total, etc. dans tous ces pays ; autant de multinationales françaises et de leurs filiales, qui asservissent et exploitent les populations locales, pillent les richesses naturelles et détruisent les terres ?

Il est temps que l’État français se taise et se désengage militairement et politiquement de toutes ses anciennes colonies où elle n’a de cesse, depuis les pseudo-indépendances, de laisser faire voire de soutenir le pire pour conserver son pré-carré politique ou ses intérêts économiques. Il est temps que les multinationales françaises cessent de piller ces pays et d’arroser les
dirigeants locaux pour gagner de nouveaux marchés ou conserver ceux qu’ils ont déjà.
Il est temps que l’État français arrête d’expulser des immigrés qu’il a lui même forcé à quitter leurs pays en soutenant des dictatures ou empêchant tout développement économique et progrès social. Il est temps que les dirigeants français arrêtent de jouer aux innocents humanistes aux mains propres et aux « porteurs de paix ».

Car comment l’État français peut-il s’insurger contre les prises d’otage au Niger, quand Areva surexploite les Nigériens, pille leur uranium et pollue leurs terres sans vergogne ?
Car comment Michèle Alliot-Marie peut-elle oser proposer « le savoir faire, reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité » ? Alors que la police française forme aussi la police haïtienne, la PFP mexicaine ou les OMON russes, entre autres – pays où ne règne pas vraiment la liberté des peuples ?
Comment peut-elle ne faire que « déplorer les violences » en Tunisie et Algérie sans remettre en question son soutien indéfectible à Bouteflika et Ben Ali, que Nicolas Sarkozy n’a de cesse de présenter comme des porteurs de démocratie et de progrès sociaux? Comment encore peut-elle oser dire que « la France n’a pas de leçons à donner » à ces dirigeants, quand elle se permet chaque jour d’en donner à tant d’autres à travers le monde ?
Vraiment il est temps que l’État français se taisent une bonne fois pour toute et retire ses armées, ses bases militaires, ses « aides au développement » et autres outils de conquête néo-coloniale.

La liberté et l’émancipation des peuples ne viendra jamais d’une ingérence extérieure, et surtout pas d’un État au passé et au présent aussi chargé que la France.

C’est à nous, qui résidons sur le territoire français, que revient de lutter aujourd’hui comme hier contre l’État et les entreprises qui poursuivent, sous d’autres formes, la colonisation.

Anticolonialiste toujours, toujours anticapitaliste !